Tout pour la LGV !

Tout pour la LGV !

Tout pour la LGV !

Loin des coups d'éclats médiatiques, l'Agglo se bat depuis des années pour que Montpellier, Béziers, Narbonne, Perpignan et Barcelone soit reliées.

Véritable serpent de mer, la future ligne à grande vitesse (LGV) entre Montpellier et Perpignan verra t-elle le jour ? Pour l'Agglo, qui s'est toujours battue pour que cela se concrétise, c'est un OUI franc et massif.

« Tout a bien commencé, lorsqu'en 1992 les gouvernements français et espagnol ont souhaité développer le réseau ferroviaire pour favoriser les échanges entre nos deux pays » rappelle Frédéric Lacas,
Président de l'agglomération. « Dès le départ, l'Agglo a soutenu le projet aux côtés de l'État, de la Région et des autres collectivités concernées. On a financé une partie des études et des acquisitions foncières. Des maires ont gelé leur foncier et empêché des constructions sur leur commune pour favoriser le tracé... Les années et les gouvernements ont défilé, et 25 ans plus tard, les travaux n'ont toujours pas démarré !
Ici comme ailleurs, nous sommes plus que jamais déterminés et fermement décidés à faire entendre nos voix ».
Car il faut dire que le projet a pris du plomb dans l'aile malgré les engagements, en 2016, du Ministre des transports avec l'approbation d'un tracé définitif...

Pourtant, cette LGV serait un atout européen qui dynamiserait toute une région en la désenclavant pour accélérer son développement.

  • Ce chaînon manquant, attendu depuis plus de 30 ans, permettrait d'ouvrir un axe direct entre le Sud et le Nord de l'Europe, de Séville à Amsterdam.
  • Au-delà d'être un enjeu économique pour la France, la ligne nouvelle serait un atout touristique pour le Biterrois et une formidable avancée pour les voyageurs, à moins de 4 heures de Paris.
  • Elle permettrait aussi d'engager enfin de grands travaux sur la gare SNCF actuelle, de moins en moins adaptée aux flux de clients et aux besoins des usagers.

Avec ses partenaires, l'Agglo porte l'ambition d'en faire un grand pôle d'échange multimodal pour rassembler en un même lieu l'ensemble des transports en commun. 

En chiffres

  • 2025 : c'est la date envisagée de mise en service.
  • 150 : c'est le nombre de km du tronçon manquant pour relier la France et l'Espagne.
  • 2h20 : c'est la durée estimée pour le futur trajet Montpellier-Barcelone.

Le saviez-vous ?

Le 4 octobre à Toulouse, Carole Delga, Présidente de la région Occitanie, organisait un grand rassemblement baptisé « LGV Occitanie OUI ! » Un rendez-vous lancé à l'occasion des Assises de la Mobilité afin de faire avancer les dossiers des LGV. La « Pétition pour le TGV en Occitanie : je signe ! » disponible en ligne a déjà recueilli plus de 20 000 signatures en un mois. Un autre rassemblement aura lieu à Perpignan, le 29 novembre prochain.

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lgv_0.jpg, par sdridi

 

« De l'argent public gaspillé » Frédéric Lacas, président de l'Agglo

«Aujourd'hui, nous avons besoin d'y voir clair sur ce projet. Des rails nous attendent de l'autre côté de la frontière espagnole, nous ne devons pas être pris pour des imbéciles pendant encore 20 ans. À l'Agglo, nous ne privilégions ni le TER ni les grandes lignes. Nous nous battrons pour les deux car nous estimons que le rail est une solution efficace sur le plan environnemental, économique et touristique. Nous demandons à l’État de tenir ses engagements sur ce projet car l'Occitanie est le seul territoire en France à ne pas posséder de telles infrastructures. Nous avons investi 1,6 millions d'euros sur ce projet. On parle d'argent public bêtement gaspillé, je n'ai pas l'intention de rester les bras croisés. »